Santé

Maladies et vaccinations

Dans certains pays, les chiens de compagnie, de travail, de chasse sont référencés, afin d'assurer leur santé et leur protection. Vermifugations et vaccinations font partie du suivi médical de base des animaux, qui doivent posséder papiers et carnet de santé mis à jour lors des visites par le vétérinaire. Des vaccins sont exigibles à la frontière de certains pays, notamment la rage.
Le chien en Belgique peut être contaminé par plusieurs types de vers : vers ronds et vers plats.

Dans les vers ronds, : on trouve 3 catégories principales : Ascaris, Ankylostomes, Trichures. La contamination se fait par le milieu extérieur.
Dans les vers plats : Taenias, Dipylidium, Échinocoques. La contamination se fait par consommation d'un hôte intermédiaire : rongeurs, mammifères… pour les taenias, puces pour le dipylidium, viscères de mouton ou petits rongeurs pour les échinocoques. Toutes les variétés peuvent contaminer plus ou moins l'espèce humaine (sauf les trichures) : un traitement trimestriel avec un vermifuge polyvalent est actuellement conseillé . Le traitement induit de choisir un vermifuge actif sur l'ensemble de ces vers : consulter un vétérinaire.
Les parasites internes sont peu spécifiques, comme les parasites intestinaux que ce soient les ténias ou ascaris, les coccidies, les trichuris, ou d’autres causes de maladies comme la gale auriculaire, la démodécie, la toxoplasmose, la dirofilariose, les ankylostomes, la douve du foie, la giardiose. La giardose du chien est fréquente en Belgique, touchant les animaux de tout âge, avec une prévalence plus élevée chez les jeunes qui sont plus sensibles à la contamination fécale et sont immatures au plan immunologique.Un chien en bonne santé possède une truffe humide. La propreté corporelle (arrière-train, pattes, pelage, etc.), assurée par le chien, en est également le signe. L'haleine nauséabonde peut être signe de caries. La température normale du chien oscille entre 38 et 39 °C, en fonction de la race et de l'activité. Son rythme cardiaque est d'environ 90 à 120 pulsations par minute, pour environ 20 mouvements respiratoires dans ce temps. Si la température du chien s'élève à plus de 39 °C, le chien est certainement malade. Pour prendre sa température on peut utiliser un thermomètre légèrement lubrifié.
Les principales maladies infectieuses chez le chien sont la maladie de Carré, la maladie de Rubarth, la leptospirose, et la parvovirose. D'autres maladies infectieuses plus méconnues du grand public peuvent toucher le chien dès son plus jeune âge. Parmi elles, la toux du chenil (trachéobronchite infectieuse canine) est une maladie très contagieuse, la piroplasmose (maladie parasitaire transmise par les tiques qui s'attaque aux globules rouges du chien) et enfin le virus de la rage (maladie transmissible à l'Homme) si le chien n'est pas vacciné comme il se doit.
Ces maladies peuvent faire l'objet de vaccinations, et nécessitent une prise en charge par un vétérinaire. Le chien peut aussi souffrir d'affections telles que des problèmes digestifs, cardiaques ou urinaires.
Depuis quelques années, les chiens ont la possibilité d'être assurés avec des mutuelles spéciales. Cela permet à beaucoup de familles de garantir des soins pour leur chien avec un budget limité. L'assurance chien est entrée dans les mœurs.

Parasites
Le brossage, en particulier pour les chiens à poil long, permet d'éliminer les poils morts. Il permet aussi de repérer la présence éventuelle de parasites externes, tels que les tiques ou les puces. La puce la plus fréquente chez le chien est en fait la puce du chat Ctenocephalides felis. Ces parasites, responsables de démangeaisons intempestives, peuvent entraîner allergies, chutes de poils, et irritations de la peau du chien. Ils doivent donc être éliminés selon les conseils d'un vétérinaire ou de son expérience propre. Lorsque le chien a des puces, il faut les détruire sur le chien, mais aussi à l'endroit où il dort, car elles peuvent aussi aller se loger dans les fissures du sol près de son logement. Un nettoyage à fond sera donc nécessaire.
Les tiques sont plus faciles à éliminer. Elles peuvent être enlevées avec une pince à épiler, mais il faut avoir un certain tour de main. Cependant, si une tique est mal retirée, sa « trompe » peut rester coincée dans la peau du chien et entraîner inflammation et infection. Il existe cependant de petits appareils spécialement conçus pour retirer les tiques en toute sécurité.
En cas de nécessité, un shampoing adapté peut être utilisé pour laver l'animal. En revanche il ne faut laver le chien que très rarement, voire jamais, car des bains fréquents peuvent irriter la peau de l'animal et lui provoquer de l'exéma. Les yeux et les oreilles peuvent aussi être nettoyés mais avec grande précaution. Pour les pattes, vérifier régulièrement ou en cas de boiterie, afin d'éviter qu'un corps étranger (épine, clou…) ne cause des lésions entre les coussinets. Idéalement, vermifuger les chiens, car ceux-ci peuvent avoir des vers intestinaux. La prise de comprimés ou autres formes, permet d'éviter et de supprimer ces vers. Si le chien côtoie des populations de tiques, de puces et autres, on peut lui appliquer le traitement adéquat. Les traitements peuvent être prescrits par un vétérinaire.

Allergies du chien

Les allergies du chien apparaissent généralement suite à l'ingestion de produits protéiques avariés, à des piqûres d'insectes ou encore au contact avec des substances chimiques. Chez le chien, les allergies se manifestent par plusieurs types de symptômes. En général, lorsque l'allergie est due à une piqûre d'insecte, les démangeaisons commencent au niveau de la plaie. Comment reconnaître et traiter les allergies chez le chien ?
Les allergies chez le chien : symptômes, diagnostic et traitements
Symptômes
Les symptômes vont être différents suivant l'origine de l'allergie. Dans le cas d'une piqûre ou d'une morsure, on assiste à une réaction épidermique autour de la plaie : le tissu sous-cutané se met à enfler. En plus de cela, on remarque sur la plaie des rougeurs, et le chien se met à se gratter frénétiquement. Si l'allergie vient de l'appareil digestif, cela donne lieu à des diarrhées et à des vomissements anormaux.
Diagnostic
Si vous supposez une allergie chez votre chien, emmenez-le chez le vétérinaire, qui, seul, pourra effectuer un diagnostic précis. Le vétérinaire cherchera dans un premier temps l'origine de ces démangeaisons, et cherchera à savoir si l'allergie est de type alimentaire ou cutanée. C'est à la suite de ses observations qu'il établira le diagnostic et vous prescrira le traitement adapté.
Traitements et conséquences
Les traitements vont être différents selon le type d'allergie. Dans le cas d'une piqûre d'insecte, il vous faudra nettoyer la plaie et la désinfecter. Si le dard de l'insecte est resté coincé dans la plaie, munissez-vous d'une pince à épiler et enlevez-le. Si la zone concernée par l'attaque est étendue, votre vétérinaire vous proposera d'administrer à votre chien des anti-inflammatoires.Si l'allergie provient de l'appareil digestif, le traitement sera plus complexe. Il vous faudra appliquer une thérapie symptomatique anti-diarrhéique si votre chien a de la diarrhée, ou à base de produits anti-émétiques si votre chien a des vomissements fréquents et violents.
Les allergies du contact
Outre les allergies évoquées ci-dessus, il arrive, dans des cas plus rares, que l'allergie vienne du simple contact avec certaines substances comme le caoutchouc, le latex, le ciment ou un produit d'entretien. Dans ce cas, l'allergie se développe aux endroits touchés. Quelquefois, le chien est même allergique à sa gamelle en plastique.

L'arthrose du chien

L'arthrose chez le chien se manifeste par des déplacements difficiles et des boiteries. On croit souvent que c'est la maladie des chiens âgés. Il n'en est rien : l'arthrose peut toucher les chiens de tous âges. L'arthrose est une maladie des articulations. C'est le cartilage articulaire qui se détruit progressivement, obligeant le chien à boiter. L'arthrose se soigne mais ne se guérit pas. Comment se caractérise cette maladie ?
L'arthrose : symptômes, diagnostic et traitements
Symptomes
Comment savoir si son chien a un début d'arthrose ? Les symptômes sont assez visibles sur le court terme. Au début, le chien va refuser de sauter, de courir ; il va éviter de s'appuyer sur l'articulation malade et cherchera à faire porter son poids sur les autres articulations. Si le chien boite, c'est un signe. Lorsque la maladie est bien installée, le chien devient intolérant à toute bousculade: il peut mordre. Enfin, son articulation peut être entièrement bloquée, et il ne bougera plus ce membre.
Diagnostic
Pour le diagnostic de l'arthrose, il faudra vous rendre chez le vétérinaire qui examinera minutieusement chaque articulation du chien. Cet examen est souvent accompagné de radiographies, qui permettront au vétérinaire de déterminer le type d'arthrose et d'indiquer le traitement adéquat.
Traitements et conséquences
Le traitement de l'arthrose consiste en des médicaments qui visent à faire diminuer la douleur et non la maladie elle-même (l'arthrose ne se guérit pas). Ce seront dans un premier temps des anti-inflammatoires. Il faut éviter de faire faire au chien des promenades trop longues, mais il faut veiller à ce qu'il garde une activité légère afin de préserver sa musculature. Quand l'articulation est trop atteinte, il ne reste que des solutions chirurgicales, plus ou moins adaptées selon l'articulation concernée : la prothèse ou l'arthrodèse, c'est-à-dire le blocage par chirurgie de l'articulation douloureuse. Pour cette dernière, le chien ne pourra plus bouger ce membre, mais il ne souffrira plus.
Deux types d'arthrose
Il existe deux types d'arthrose : l'arthrose primitive et l'arthrose secondaire.La première concerne le chien âgé : la maladie arrive naturellement, et aucun remède n'existe.La seconde touche les chiens de tous âges. Elle est due à une articulation mal formée, ou bien à une fracture antérieure d'un os. Ces deux phénomènes sont la cause d'une apparition précoce de l'arthrose chez le chien.

Cystite du chien

La cystite est une inflammation de la paroi de la vessie du chien, souvent causée par une infection bactérienne, mais pas seulement. Ses symptômes se repèrent facilement.Touchant plus les femelles que les mâles, la cystite est une maladie assez fréquente chez les chiens. Elle est le plus souvent due à une infection bactérienne, parfois à des calculs ou une tumeur, et nécessite une visite chez le vétérinaire.
Les symptômes de la cystite du chien
La cystite du chien est, comme chez les humains, une inflammation de la paroi de la vessie. Elle peut avoir différentes causes, inflammation chronique, calculs urinaires, fibroses ou simplement – et le plus souvent - une infection bactérienne. Cette infection peut venir de l’extérieur mais être aussi due à la rétention d’urine.Un chien atteint de cystite va présenter différents symptômes. Il urine plus fréquemment – c’est la pollakiurie -, mais en plus petites quantités, et parfois seulement quelques gouttes – c’est la dysurie. L’animal montre des signes de douleur au moment de la miction ou de la strangurie. Enfin, du sang dans les urines – hématurie – n’est pas rare. Vous pouvez également observer que votre chien se lèche souvent et longuement.
Le diagnostic de la cystite du chien
Une cystite ponctuelle est la plupart due à une infection bactérienne en particulier chez la femelle. Elle peut être mise en évidence par une analyse urinaire (pH et coloration). Différentes causes peuvent être à l’origine de l’infection et rendent l’urine du chien acide. Toutefois, si cela se produit régulièrement, le vétérinaire va en rechercher la cause avec des analyses complémentaires et une radiographie, voire une échographie, à la recherche de cristaux urinaires (sable dans la vessie) ou de calculs. Une prise de sang peut être nécessaire si le praticien pense qu'il y a une obstruction de l’urètre par des calculs.
Les remèdes à la cystite du chien
Une cystite due à une infection bactérienne pourra être soignée par un traitement médicamenteux, antibiotiques, anti-inflammatoires et éventuellement acidifiants des urines. En parallèle, il est essentiel que le chien boive beaucoup : veillez à ce qu’il ait toujours de l’eau fraîche à sa disposition. Cependant, si l’inflammation de la paroi de la vessie est due à des cristaux ou des calculs, le vétérinaire devra procéder à l’élimination de ces derniers, avec un autre traitement, et cela peut parfois nécessiter un acte chirurgical.
Des remèdes naturels
Acidifier naturellement les urines du chien peut être un moyen de lutter contre une cystite ponctuelle. Différentes méthodes sont possibles, comme lui faire boire du jus d’agrume ou ajouter une cuillerée de vinaigre de pomme à sa gamelle d’eau, cependant pas plus d’une fois par jour. Ce vinaigre, qui va nettoyer et désintoxiquer le conduit urinaire, peut aussi être utilisé à raison d’une cuillère dans un bain chaud pour soulager la douleur du chien.

La démodécie

La démodécie est une maladie cutanée d'origine parasitaire. Cette affection généralement bénigne chez le chien adulte en bonne santé peut prendre une dimension dramatique chez le chiot ou chez un animal plus vieux ou immunodéprimé.
Symptômes de la démodécie
La grande majorité des chiens adultes porteurs du parasite ne présentent aucun symptôme. Seuls les sujets dont le système immunitaire est déficient ou ceux affaiblis par une autre pathologie peuvent exprimer la maladie. Elle ne se déclare donc presque exclusivement chez les chiots. Certaines races sont prédisposées à la démodécie (westie, teckel, shar pei, dalmatien...).
Elle peut se présenter sous deux formes :
La démodécie sèche : les lésions sont caractérisées par des chutes de poils accompagnées de pellicules. Elles peuvent être localisées à certaines régions du corps (principalement les membres et la face) ou disséminée sur toute la surface corporelle. Les démangeaisons sont légères voire inexistantes ;
La démodécie suppurée : c'est le résultat d'une infection bactérienne de la forme sèche. Les lésions deviennent croûteuses, suppurantes et s'étendent rapidement gagnant tout le corps. Les démangeaisons sont importantes. Dans les cas extrêmes, l'animal peut décéder par septicémie.
Causes de la démodécie canine
La démodécie est provoquée par la colonisation des follicules pileux par un acarien appelé « demodex canis ». Elle affecte en priorité les jeunes chiots, ceux-ci se contaminant au contact direct de leur mère lorsque celle-ci est parasitée. La maladie est rarement exprimée chez l'adulte, mais beaucoup sont porteurs sains (ils sont infectés et peuvent être à l'origine de contamination sans pour autant présenter le moindre symptôme).
Traitements et prévention de la démodécie chez le chien
Après avoir diagnostiqué la maladie par l'examen au microscope de grattages de peau, le traitement est constitué par la prescription d'un antiparasitaire adapté au parasite. Il peut se présenter en comprimés à avaler ou en lotions destinées à des applications externes. Il faut compter souvent plusieurs mois pour obtenir une guérison complète et celle-ci doit être confirmée par des examens cutanés réguliers.
Dans la forme suppurée, il est indispensable de compléter ce traitement par l'administration d'antibiotiques par voie générale.

Le diabète sucré du chien

Le diabète sucré est une maladie caractérisée par un excès de sucre dans le sang. Il est le résultat d'une concentration insuffisante d'une hormone pancréatique l'insuline, dans les tissus qui en ont besoin.
Symptômes du diabète sucré du chien
La maladie débute le plus souvent de façon insidieuse et les symptômes commencent à apparaître lorsque le taux de glucose sanguin dépasse le seuil limite pour que son excrétion par le rein soit acceptable. Le premier signe du diabète est la polydipsie-polyurie, c'est-à-dire que l'animal boit beaucoup et urine énormément. Ce syndrome peut se compléter d'une polyphagie (ou augmentation de la faim) malgré un amaigrissement général et progressif. Lorsque le diabète est important, le poil devient terne, a tendance à s'emmêler et à former des bourres. L'animal perd tout tonus et devient léthargique. Il dort beaucoup plus que d'habitude et semble faire des efforts énormes pour se déplacer. Non soigné, le diabète se complique fréquemment d'autres affections générant d'autres troubles. Ces pathologies peuvent être d'origine hépatique, rénale, urinaire ou hormonale.
Causes du diabète sucré du chien
La concentration insuffisante d'insuline dans les tissus peut être la conséquence d'une sécrétion anormalement basse par le pancréas ou d'un frein à son arrivée dans les sites qui en ont besoin. Plusieurs causes peuvent être mises en évidence (maladies infectieuses, tumeur du pancréas), mais il semble avéré que pour de nombreux diabétiques cette maladie serait héréditaire.
Traitements et prévention du diabète sucré du chien
Une fois cette pathologie avérée par une simple prise de sang, le vétérinaire va devoir mettre en place un traitement corrigeant le déficit en hormone pancréatique. Il se compose de deux volets : un volet médical pur (les injections d'insuline) et un volet alimentaire, aussi important que le précédent. Il est impératif chez un animal diabétique de lui apporter un régime pauvre en glucides et en protéines mais riche en fibres. Ceci a pour but de limiter les apports en sucre et en graisse. Le dosage des différents composants étant dans ce cas assez difficile à réaliser en alimentation ménagère, il est fortement recommandé de recourir à l'alimentation industrielle. Des vétérinaires nutritionnistes ont en effet mis au point des aliments spécialement destinés aux animaux diabétiques permettant de leur offrir des rations de qualité constante et adaptées à leur pathologie.
L'animal diabétique doit être soumis à un suivi médical constant consistant entre autres à des dosages réguliers de la glycémie permettant de juger de l'effet du traitement et d'en affiner l'application.

La dirofilariose du chien

La dirofilariose du chien est une maladie parasitaire dont le pronostic peut être mortel à un stade avancé. L’infestation se fait par des vers nématodes dans le système cardio-vasculaire. Chez le chien, mais aussi chez le chat, la dirofilariose est plus connue sous le nom de vers du cœur. Il s’agit d’une maladie parasitaire qui peut, à terme, se révéler particulièrement grave.
Les symptômes de la dirofilariose
La dirofilariose se transmet par une piqûre de moustique : les larves de nématode, ou ver rond, s’infiltrent par le sang jusque dans le système cardio-vasculaire du chien. Cependant, les premiers symptômes ne peuvent apparaître que plusieurs mois – voire plusieurs années – après, le temps que les larves, qui passent par le sang, se transforment en vers adultes (en trois mois), pouvant alors atteindre 30 cm, et s’installent surtout dans les artères pulmonaires, mais aussi dans le cœur du chien, plus précisément le ventricule droit. En fonction de la gravité de l’infestation, les symptômes seront différents. Le chien va d’abord présenter des difficultés respiratoires à l’effort, puis de la toux. Le chien s’affaiblit, perd du poids, est victime d’une insuffisance cardiaque qui peut s’avérer mortelle.
Plusieurs stades de développement
On distingue en fait trois stades dans le développement de la dirofilariose, qui dépendent du nombre de parasites présents dans l’organisme du chien. Ainsi, au premier stade, et avec moins de dix vers, l’animal ne présente pas de symptômes particuliers. Au deuxième stade (entre 10 et 50 vers), surviennent l’intolérance à l’effort et la toux. Le troisième stade (de 50 à 100 vers) est caractérisé par la dyspnée – ou insuffisance respiratoire – et des signes d’insuffisance cardiaque (eau dans l’abdomen, épanchement pleural).
Le diagnostic de la dirofilariose
Le diagnostic est difficile à établir dès lors que l'animal présente des symptômes longtemps après l’exposition à la maladie. Différents examens et tests sont nécessaires pour établir la présence du parasite : examen de l’état général du chien, tests biochimiques et sérologiques, radiographie pulmonaire, échocardiographie. Cependant, du fait du cycle de développement des nématodes, ces tests ne donneront des résultats qu’au moins sept mois après l’exposition.
Le traitement de la dirofilariose
Une fois le diagnostic établi, le traitement poursuivra un double objectif : détruire à la fois les vers adultes et les larves. Des injections intramusculaires de mélarsomine (Immiticide ND) pourront être prescrites si l'état du chien le permet, c'est-à-dire si l'insuffisance cardiaque n'est pas trop avancée. Il faudra ensuite prévoir un traitement microfilaricide, qui sera prescrit trois à quatre semaines après le traitement adulticide. Dans tous les cas, rien ne remplacera jamais la prévention, avec l’administration régulière de vermifuge au chien, et particulièrement dans les zones sensibles.

La dysplasie de la hanche

La dysplasie de la hanche est une malformation qui consiste en une asymétrie plus ou moins importante de la tête du fémur avec sa cavité et en un relâchement du ligament qui les rend solidaires. Elle évolue plus ou moins rapidement vers une arthrose douloureuse et invalidante.
Symptômes de la dysplasie de la hanche du chien
Les symptômes de la dysplasie sont une boiterie, des difficultés pour sauter ou pour monter un escalier et du mal à se relever. Vers 10 mois, la claudication se remarque surtout le matin « à froid ». L'arthrose s'installe ensuite progressivement et aggrave les symptômes. Le diagnostic est réalisé par radiographie à partir de 12 à 18 mois chez les races géantes. Plusieurs degrés de gravités sont alors constatés, ils donnent lieu à un classement officiel :
Classe A :aucun signe de dysplasie ;
Classe B :état des hanches presque normal ;
Classe C :dysplasie légère ;
Classe D :dysplasie moyenne ;
Classe E : dysplasie grave.
Causes de la dysplasie de la hanche du chien
S'il ne fait aucun doute que la dysplasie est dans la majorité des cas héréditaire, ce n'est pas le seul facteur en cause. Les conditions de vie interviennent également dans une proportion très importante autant pour son apparition que pour son évolution. Ainsi faut-il éviter de trop forcer sur l'exercice physique durant toute la période de croissance du chiot. L'alimentation est également un facteur déclenchant très important, en particulier dans le cas d'un excès de calcium ou d'une alimentation trop riche. Il faut également éviter au chien les sols glissants, sources de chutes pouvant entraîner des déformations articulaires définitives.
Traitements et prévention de la dysplasie de la hanche du chien
Le traitement de la dysplasie peut être médical ou chirurgical. L'administration d'anti-inflammatoires permet dans les premiers stades de soulager la douleur provoquée par l'arthrose. Le choix d'un traitement chirurgical se fait essentiellement en fonction de l'âge du chien et de l'étendue de la pathologie. Plusieurs techniques peuvent être utilisées, les plus courantes étant l'ablation de la tête du fémur et la prothèse de hanche, cette dernière étant de loin la plus coûteuse.
La prévention se fait à trois niveaux :
S'agissant d'une maladie essentiellement héréditaire, un contrôle rigoureux des hanches des animaux reproducteurs ainsi que de leurs ascendants. Ce sont les clubs qui décident pour chaque race jusqu'à quel stade radiographique on peut admettre un chien en classe A, donc autorisés à procréer. Les autres seront écartés de la reproduction 
Une alimentation adaptée et bien équilibrée permettra le maintien strict du poids normal du chien ;
La limitation d'exercices produisant des efforts excessifs notamment pendant la période de croissance.

L'ehrlichiose

Comme la maladie de Lyme ou la piroplasmose, l'ehrlichiose du chien est transmise par une morsure de tique. Elle est essentiellement présente dans le Bassin méditerranéen. L'ehrlichiose canine est transmise par la morsure d'une tique porteuse d'Ehrlichia canis, des bactéries qui se retrouvent dans le sang du chien et le contamine. Il faut agir rapidement, même si le diagnostic peut être difficile à établir. La prévention reste essentielle.
Les symptômes
La phase aiguë
La phase aiguë de l'ehrlichiose peut tout à fait passer inaperçue aux yeux du maître. Comme pour les autres maladies transmises par la tique, les symptômes peuvent rester latents ou se révéler plusieurs mois après la morsure. Quelques jours après le contact avec la tique, le chien a de la fièvre, est abattu. Des douleurs articulaires peuvent se manifester, tout comme des vomissements. On peut aussi constater le gonflement des ganglions.
La phase de latence
Si le maître ne réagit pas à cette première manifestation assez discrète, la maladie entre dans une phase de latence. Les bactéries sont toujours présentes, mais le chien se porte mieux. L'animal peut très bien vivre avec ce germe sans déclarer de symptômes particuliers. Il pourra, en revanche, faire une poussée à tout moment.
La forme chronique
Le chien peut développer une forme chronique de l'ehrlichiose. Cela peut arriver plusieurs mois ou même plusieurs années après la contamination. Cette forme est particulièrement grave. Le chien maigrit rapidement, ne mange plus, saigne du nez et souffre de douleurs articulaires. Il peut présenter des pétéchies (petites hémorragies mineures au niveau de la peau et des muqueuses) ou du sang dans les urines, mais aussi des boiteries, des vomissements...
Le diagnostic
Le diagnostic repose sur l'observation du mode de vie de l'animal, la présence de tiques et la situation géographique. Les signes cliniques ne sont pas spécifiques et il faut pratiquer une analyse sanguine ainsi que des tests sérologiques, voire des tests PCR. Durant la phase de latence, seule une analyse sanguine permet de révéler la maladie. On constate en effet une baisse significative du nombre de plaquettes et des globules rouges.
Traitement et conséquences
Le traitement doit être mis en place le plus rapidement possible, que ce soit lors de la phase aiguë ou durant la période de latence. Certains antibiotiques devront être administrés pendant une période assez longue. Dans la phase chronique de l'ehrlichiose, le traitement est moins efficace: il faudra soutenir l'animal en fonction des symptômes, et le transfuser si nécessaire. Il arrive que le chien n'ait aucun symptôme et qu'il guérisse tout seul en éliminant totalement la bactérie de son organisme. Toutefois, la meilleure solution reste encore la prévention. Le chien peut surmonter la phase aiguë, mais s'il n'est pas soigné, il risque de rechuter, car il reste porteur de la bactérie. Si votre chien a été soigné, il n'est pas immunisé contre l'ehrlichiose pour autant. Il faudra toujours être très attentif à la présence de tiques.

L'hépatite de Rubarth

Encore appelée "hépatite virale" ou "hépatite contagieuse canine", l'hépatite de Rubarth est une maladie très contagieuse, systématiquement mortelle, mais heureusement assez rare car elle atteint en priorité les tous jeunes chiots non vaccinés et n'est observée qu'exceptionnellement chez l'adulte.
Symptômes de l'hépatite de Rubarth
Comme son nom l'indique, cette maladie s'attaque au foie ce qui explique les symptômes constatés. Après une incubation de quelques jours, la maladie peut prendre trois formes :
Une forme suraiguë foudroyante concernant essentiellement les chiots de moins d'un an. Elle provoque une forte fièvre, des vomissements de sang, des diarrhées hémorragiques, puis rapidement un état de choc et enfin la mort en 48 heures maximum ;
Une forme aiguë, la plus fréquente. Elle débute par de la fièvre, un abattement et une perte de l'appétit. Elle se poursuit par un accroissement de volume des ganglions, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une uvéite (inflammation oculaire) et un ictère (jaunisse). Après 8 à 10 jours, la maladie peut évoluer soit vers la guérison, soit vers la mort après une phase de coma ;
Une forme subaiguë dont les symptômes sont identiques à ceux de la phase aiguë mais en moins graves. L'animal guérit spontanément après 24 à 48 heures.
Il existe une forme masquée de la maladie, l'animal ne présentant quasiment pas de symptômes mais est néanmoins contagieux.
Causes de l'hépatite de Rubarth
L'hépatite de Rubarth est provoquée par un adénovirus assez résistant dans le milieu extérieur. La transmission peut se faire par contact direct entre un chien malade et un chien sain, ou par l'intermédiaire d'objets souillés par de l'urine d'animal infecté. Les parasites externes tels les puces ou les poux ont également été incriminés dans la transmission de cette maladie.
Traitements et prévention de l'hépatite de Rubarth
Il n'existe pas de traitement spécifique à la maladie et seule la lutte contre les symptômes est envisageable. Celle-ci se fera à base d'anti-vomitifs, d'anti-diarrhéiques, de médicaments hépatiques et de collyres. Une hospitalisation est parfois nécessaire pour assurer une réhydratation par perfusions.
Il existe un vaccin efficace contre l'hépatite de Rubarth. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.

Herpèsvirose

L'herpèsvirose est une maladie virale qui est mortelle pour le chiot et spécifique à l'espèce canine. Elle est transmise par voie oro-nasale, lors de la saillie ou par voie transplacentaire. Le virus herpès est spécifique au chien et ne présente pas de danger pour l'homme. Toutefois, ce dernier peut le véhiculer d'un chien à l'autre. Il entraîne des troubles de la reproduction, l'infertilité, des avortements et la mort des chiots avant trois semaines.
Symptômes
Les symptômes varient en fonction de l'âge du chien.
Chez le chiot nouveau-né
C'est chez le chiot nouveau-né que l'herpèsvirose est la plus grave. Elle concerne les chiots jusqu'à l'âge de trois semaines mais dépend de l'état du chiot et du taux d'anticorps transmis par la mère. Après quatre à six jours, les chiots ne tètent plus, ils ont des troubles digestifs. Ils gémissent sans raison apparente, ne peuvent plus coordonner leurs mouvements. Sans traitement, la mort peut survenir en 24 à 48 heures. Lorsque le chiot a plus de deux ou trois semaines lors de la contamination, les symptômes peuvent ne pas être décelables.
Chez le chien adulte
Chez le chien adulte, l'herpèsvirose peut passer totalement inaperçue. Les muqueuses génitales externes peuvent être enflammées. Le chien peut souffrir d'une rhinite, d'une pharyngite et/ou d'une conjonctivite mais sans fièvre. L'infection peut également se déclarer après une "toux de chenil".
Diagnostic
Le diagnostic est souvent établi par l'autopsie de chiots nouveau-nés morts. C'est l'association de la mortalité des nouveau-nés, de troubles de la reproduction comme des avortements ou l'infertilité, de problèmes respiratoires qui doivent faire penser à la présence de ce virus. Il existe aujourd'hui des tests de diagnostic qui sont complétés par des analyses sérologiques.
Traitement et conséquences
Il n'existe pas vraiment de traitement contre cette maladie. La meilleure solution est préventive avec l'injection d'un vaccin.Pour lutter contre l'herpèsvirose chez le chiot nouveau-né, il faut les réchauffer sous une lampe à infrarouge ou dans une couveuse pédiatrique. La température interne doit être maintenue au-dessus de 38 °C en sachant que la multiplication virale est maximale entre 35 et 36 °C. Un vaccin peut être administré à la chienne gestante afin de la protéger et de protéger les chiots à naître. Ce vaccin peut être utilisé que la chienne soit saine ou déjà infectée. Une première injection doit avoir lieu entre le début des chaleurs et le dixième jour après la saillie. La deuxième injection sera faite une à deux semaines avant la mise bas. Chez le chiot de plus de trois semaines, la maladie peut être soignée mais il reste un risque de surinfections bactériennes. Chez la femelle gestante, l'herpèsvirus peut atteindre l'utérus et entraîner la mort des chiots.

Reconnaître et traiter l'insuffisance cardiaque

L'insuffisance cardiaque chez le chien est un trouble grave. Heureusement, des traitements efficaces existent, permettant aux animaux affectés de mener une vie presque normale. Apprenez à en détecter les premiers symptômes, afin d'y faire face à temps.
L'insuffisance cardiaque est caractérisée par un dysfonctionnement de la fonction cardiaque, soit due à une baisse générale de la performance du muscle cardiaque, soit suite à des modifications des valvules, soit due à des arythmies cardiaques. Si ce trouble touche particulièrement les sujets vieillissants, les chiens de tous âges peuvent en être victimes.
Phases et symptômes
Stade asymptomatique
L'insuffisance cardiaque chez le chien démarre par une première phase asymptomatique, durant laquelle le cœur commence à fonctionner moins efficacement, mais compense cette défaillance en augmentant sa masse et la fréquence de ses battements.
Stade décompensé
La maladie évolue ensuite vers une deuxième phase décompensée. Le cœur ne parvient alors plus à s'autocorriger, et différents signes apparaissent en cas d'efforts intenses ou de stress :
Toux
Difficultés respiratoires (respiration accélérée, essoufflement)
Fatigue rapide
Chien qui semble chercher à cracher quelque chose, comme s'il s’étranglait
Stade sévère
La phase sévère se caractérise par la manifestation nette des symptômes précédents, même au repos. Le cœur est si usé que le chien peut être victime d'une syncope, d'une crise cardiaque ou d'un œdème pulmonaire au moindre effort.
Causes et diagnostic
Les causes de l'insuffisance cardiaque sont diverses : défaut de fermeture des valves cardiaques, amincissement de la paroi des ventricules, hypertension artérielle... Une malformation congénitale peut être impliquée, tout comme des troubles acquis au cours de la vie du chien.Au stade asymptomatique, la maladie passe souvent inaperçue. C'est généralement à la deuxième phase qu'elle est mise en lumière, lors de l'apparition des premiers signes. Le vétérinaire va alors diagnostiquer la pathologie en auscultant l'animal à l'aide d'un stéthoscope, et en lui faisant passer des examens complémentaires (radiographie du thorax, échographie du cœur, électrocardiographie).
Traitement et conséquences
Dès que la maladie est détectée, les conditions de vie du chien doivent être adaptées pour limiter son activité cardiaque : les exercices violents et les sorties aux heures les plus chaudes sont notamment à proscrire. Il est important de passer à une alimentation thérapeutique pauvre en sel, et d'éviter l'obésité qui aggrave les symptômes. Ces mesures d'hygiène sont complétées par un traitement médicamenteux visant à améliorer le travail du cœur. Il s'agit dans la plupart des cas de comprimés à administrer quotidiennement au chien, pour le reste de sa vie. Mais cela améliore considérablement son état général et lui promet encore de belles années à vos côtés. Dans le cas particulier d'un jeune chien souffrant d'une malformation congénitale, le traitement est majoritairement d'ordre chirurgical. Le pronostic est malheureusement souvent réservé.

Insuffisance rénale

L'insuffisance rénale du chien peut être chronique ou aiguë. Le rein ne fonctionne plus normalement et ne parvient pas à éliminer les toxines de l'organisme. L'insuffisance rénale aiguë peut survenir à tout âge alors que l'insuffisance chronique est plutôt présente chez le chien âgé. Dans tous les cas, le pronostic dépend de l'âge du chien, de la cause de l'insuffisance et de la rapidité de la mise en place d'un traitement par le vétérinaire.
Symptômes
Symptomes de l'insuffisance rénale aiguë
Les symptômes de l'insuffisance rénale aiguë sont nombreux mais non caractéristiques : seule une prise de sang permettra d'établir le diagnostic. Votre chien est fatigué, il manque d'appétit et peut même refuser la nourriture. Il vomit, a la diarrhée, peut avoir des douleurs en urinant et même arrêter totalement l'émission des urines. Il a mauvaise haleine.
Symptôme de l'insuffisance rénale chronique
Les symptômes de l'insuffisance rénale chronique apparaissent surtout chez le chien âgé. Il se met à boire beaucoup et urine nettement plus fréquemment. Il peut vomir et présenter des signes de fatigue. Votre chien s'alimente de moins en moins et peut être déshydraté. Lorsque la maladie en est à ses débuts, les symptômes ne sont pas visibles. La partie du rein qui fonctionne arrive encore à compenser la défaillance de celle qui est touchée. Les symptômes sont surtout visibles à partir du moment où plus de 70 % du tissu rénal est détruit.
Diagnostic
Pour établir un diagnostic, votre vétérinaire va procéder à un examen complet mais il va également faire une prise de sang. Cette dernière va permettre de doser un marqueur qui évalue l'efficacité du rein. Le vétérinaire peut compléter cet examen par une prise d'urines, une radiographie ou une échographie afin de déterminer la cause de l'insuffisance rénale.
Traitement et conséquences
Dans les différents types d'insuffisance rénale, le traitement consiste à rétablir le fonctionnement normal du rein.
Traitement de l'insuffisance rénale aiguë
Lorsque le chien souffre d'insuffisance rénale aiguë, le traitement passe par la mise en place d'une perfusion permettant d'éliminer les toxines présentes dans le sang. La prise de diurétique (selon les cas), de médicaments pour lutter contre les vomissements ou les autres symptômes est également possible. L'alimentation doit généralement être modifiée afin de ne pas surcharger le rein. Les apports en protéines et en phosphore doivent être limités. Si la cause de l'insuffisance rénale est établie, il faut aussi la traiter. Les conséquences dépendent de l'âge du chien et de la rapidité de l'intervention du traitement. Toutefois, les reins vont rester fragiles et il faudra mettre en place un suivi particulier.
Traitement de l'insuffisance rénale chronique
Le traitement de l'insuffisance rénale chronique est plus délicat. Lorsqu'une partie des reins est détruite, elle l'est de manière irréversible. Mais le chien peut vivre plusieurs années dans de bonnes conditions grâce à un traitement adapté. L'alimentation devra être modifiée pour apporter moins de protéines et de phosphore. Votre vétérinaire doit le plus souvent perfuser le chien pour le réhydrater et éliminer les toxines tout en soutenant l'organisme.

La leptospirose

La leptospirose est une maladie redoutable d'origine bactérienne qui, pour se transmettre, nécessite l'intervention d'un rongeur et notamment le rat. C'est une maladie transmissible à l'homme qui a dans le passé fait payer aux égoutiers un tribut non négligeable.
Symptômes de la leptospirose du chien
Une fois dans le sang, la bactérie se multiplie et gagne de nombreux organes dont principalement le foie, la rate et le cerveau. Ceci explique la multiplicité des symptômes observés. Après une période d'incubation de quelques jours, de la fièvre apparaît accompagnée de douleurs musculaires et de maux de tête. Viennent ensuite les atteintes viscérales revêtant essentiellement trois formes. Le chien peut n'en présenter qu'une, deux ou les trois en même temps :
Une hépatite avec ictère (jaunisse), vomissements, diarrhée parfois hémorragique, troubles de la coagulation. Le décès est généralement rapide ;
Une insuffisance rénale avec une augmentation de la soif et de la quantité d'urine émise, cette dernière diminuant ensuite pour devenir quasiment nulle. Le décès survient plus tardivement que dans la phase précédente ;
Une gastro-entérite hémorragique avec des vomissements sanguinolents et des diarrhées hémorragiques.
Il existe une forme suraiguë entraînant le décès du malade en quelques heures.
Causes de la leptospirose du chien
La maladie est provoquée par une bactérie spirochète du genre leptospira (principalement leptospira ictero-hemorragiae). On la rencontre essentiellement en milieu humide (de préférence stagnant) chez les rongeurs, ce qui explique que le risque soit plus important en milieu rural et naturellement pour l'homme dans les égouts. Les rongeurs constituent un réservoir de bactéries sans extérioriser la maladie. Ils rejettent les germes dans leurs urines. Le chien peut alors se contaminer soit par voie orale, soit par voie cutanée par l'intermédiaire d'une blessure.
Traitements et prévention de la leptospirose du chien
Le traitement est à base d'antibiotiques et de médications destinées à limiter l'impact des symptômes (réhydratation, diurétiques, anti-vomitifs, anti-diarrhéiques...). Néanmoins, compte tenu de la répartition quasiment générale de la bactérie, le résultat est assez aléatoire et le pronostic très sombre. Dans la majorité des cas, le décès de l'animal malade est la seule issue.
Il existe un vaccin efficace contre la leptospirose. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel. Dans les zones à risque, il est conseillé d'effectuer un rappel de vaccination tous les 6 mois.

La maladie de Carré

La maladie de Carré est une affection virale très contagieuse et le plus souvent mortelle. Elle atteint essentiellement tous les canidés, mais peut également affecter d'autres animaux comme le furet. Bien que les jeunes soient les plus sensibles, elle peut contrairement à une idée largement répandue frapper les chiens de tous âges. La maladie de Carré a été déclarée "vice rédhibitoire" par la loi du 22 juin 1989. Les vices rédhibitoires regroupent six maladies graves*, qui protègent l'acheteur. Si suite à l'achat chez un éleveur ou dans une animalerie, l'animal déclare la maladie dans un certain délai (30 jours pour la maladie de Carré), l'acheteur peut demander le remboursement du chiot.
Symptômes de la maladie de Carré
Le virus contaminant tous les organes (respiratoire, digestif, cutané, oculaire, nerveux), les symptômes sont extrêmement variés, complexes et de ce fait peu caractéristiques de la maladie.
Après une période d'incubation de 3 à 7 jours, une forte fièvre apparaît accompagnée d'une perte d'appétit, d'un fort abattement et d'écoulements nasaux et oculaires. Après 24 à 48 heures, les écoulements deviennent purulents et des petites pustules prurigineuses (qui démangent) apparaissent sur la peau notamment sur l'abdomen. Peuvent survenir également des symptômes respiratoires (toux, bronchite, trachéo-bronchite...), des symptômes digestifs (vomissements, diarrhées), des symptômes oculaires (écoulements purulents, conjonctivite, kératite) ou des symptômes nerveux (tremblements, épilepsie, paralysie).
La maladie est mortelle. On peut constater quelques cas rares de guérison, mais les chiens qui en bénéficient portent toujours des séquelles plus ou moins importants dont la localisation dépend des organes ayant été envahis par le virus.
Causes de la maladie de Carré
La maladie de Carré est provoquée par un "paramyxovirus" apparenté à celui de la rougeole de l'homme. Le virus étant peu résistant dans le milieu extérieur, la transmission se fait par contact direct par voies respiratoire ou orale par l'intermédiaire des sécrétions émises par l'animal malade. La maladie est plus fréquente en automne et en hiver. Du fait de son mode de transmission, on la rencontre essentiellement dans les concentrations de chiens (chenils, animaleries...).
Traitements et prévention de la maladie de Carré
Les traitements sont malheureusement généralement inefficaces et ne visent qu'à limiter au maximum l'impact des symptômes et à éviter les éventuelles complications infectieuses. Les chiens qui ont la chance d'en réchapper sont ceux qui ont manifesté une forme bénigne de la maladie. Ils gardent néanmoins très souvent des séquelles plus ou moins importantes localisées le plus souvent au niveau du système nerveux.
Il existe un vaccin efficace contre la maladie de Carré. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalle avant son premier anniversaire. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.
* Outre la maladie de Carré, les autres vices rédhibitoires sont la parvovirose, l'hépatite de Rubarth, la dysplasie de la hanche, l'ectopie testiculaire et l'atrophie rétinienne.

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme, ou borréliose, est transmise au chien par la tique. Si elle n'est pas soignée rapidement, elle peut entraîner des dommages irréversibles sur différents organes. Le chien peut être affecté par la maladie de Lyme, tout comme l'homme et de nombreuses autres espèces animales. Cette infection transmise par la tique est présente sur l'ensemble du territoire français. Lorsque la tique "mord" le chien, il faut quarante-huit heures de contact en moyenne pour qu'il y ait contamination.
Les symptômes
L'un des problèmes avec la maladie de Lyme, c'est que le chien ne présente pas forcément de symptômes et qu'il peut même guérir spontanément lorsque la maladie en est à son premier stade. Parfois, les symptômes apparaissent plusieurs mois après la morsure de la tique. Le chien atteint peut avoir de la fièvre, être fatigué et même apathique. Il a des douleurs musculaires et articulaires plus ou moins intenses. Les articulations peuvent être chaudes et gonflées et le chien aura du mal à se déplacer. Les symptômes peuvent se manifester par des crises qui durent quelques jours avant de diminuer. Lorsque la maladie de Lyme en est arrivée aux deuxième et troisième stades, les problèmes sont nettement plus graves et l'on peut être confronté à des troubles cardiaques ou du système nerveux, à des lésions cutanées.
Diagnostic
Le diagnostic est assez difficile à établir. Il faut prendre en considération le mode de vie du chien. Celui qui se promène beaucoup dans les champs et les bois a plus de risques d'avoir été mordu par une tique. L'observation des symptômes fait partie du diagnostic, mais elle doit être complétée par des examens complémentaires, comme une ponction articulaire et/ou la recherche d'anticorps par des analyses sanguines. Les signes extérieurs n'étant pas forcément évidents, il faut réaliser un examen rapproché et des analyses sanguines. Une réponse rapide au traitement antibiotique confirme le diagnostic.
Traitement et conséquences
Le traitement de la maladie de Lyme
Le traitement de la maladie de Lyme doit débuter le plus tôt possible. Il sera à base d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires. Ces derniers permettent de soulager les douleurs articulaires. Le chien restera porteur de la bactérie durant plusieurs mois, même après la fin du traitement. Il doit rester au repos, au chaud et au sec durant les périodes de douleurs. Les antibiotiques sont prescrits durant trois à quatre semaines et permettent d'améliorer très rapidement les signes cliniques.
Les conséquences
Si elle n'est pas traitée rapidement, la maladie de Lyme peut avoir des conséquences très graves : troubles cardiaques, troubles du système nerveux central ou maladies rénales mortelles. Même avec un traitement antibiotique, le chien n'est pas débarrassé immédiatement de la bactérie. Il restera porteur et peut souffrir de crises d'arthrite. Il faudra continuer à le traiter contre les tiques pour éviter qu'il ne contamine d'autres tiques, qui pourraient aller mordre d'autres chiens et les contaminer à leur tour.

La parvovirose

La parvovirose, encore appelée "gastro-entérite hémorragique", est une maladie contagieuse heureusement peu répandue et qui sévit principalement dans les collectivités canines. Chez les chiens adultes vivant isolés, la maladie est beaucoup plus rare et rarement fatale. Elle peut atteindre les chiens de tous âges, mais ce sont les jeunes qui paient le plus lourd tribut. La parvovirose a été déclarée « vice rédhibitoire » par la loi du 22 juin 1989. Les vices rédhibitoires regroupent six maladies graves*, qui protègent l'acheteur. Si suite à l'achat chez un éleveur ou dans une animalerie, l'animal déclare la maladie dans un certain délai (30 jours pour la parvovirose), l'acheteur peut demander le remboursement du chiot.
Symptômes de la parvovirose du chien
Les chiens de tous âges peuvent être atteints, mais c'est chez les chiots que la maladie est particulièrement grave. Après une incubation de quelques jours à quelques semaines, les symptômes apparaissent. Ils débutent par un abattement et une perte de l'appétit, accompagnés ou non de fièvre. Puis apparaissent des vomissements et des diarrhées hémorragiques profuses. Le malade se déshydrate d'autant plus rapidement qu'il est jeune et c'est souvent ce qui entraîne le décès du malade. La mortalité est importante chez les chiots. Le virus détruisant les villosités intestinales, les chiens guéris gardent fréquemment des séquelles digestives plus ou moins importantes se traduisant par des diarrhées à répétition.
Causes de la parvovirose canine
La parvovirose est, comme son nom l'indique, provoquée par un parvovirus. La transmission de la maladie se fait par l'intermédiaire des selles d'un animal malade, essentiellement par voie orale. Néanmoins, elle peut également suivre une voie respiratoire. Le germe étant très résistant dans le milieu extérieur, la transmission peut se faire soit par contact direct avec l'élément infestant, soit par l'intermédiaire d'objets souillés (semelles des chaussures du maître par exemple !).
Traitements et prévention de la parvovirose chez le chien
Le traitement vise à réduire au maximum l'effet des symptômes. Il est à base d'anti-vomitifs, d'anti-diarrhéiques, d'anti-hémorragiques et d'antibiotiques afin d'éviter les surinfections bactériennes. Généralement, l'hospitalisation du malade est nécessaire afin de le réhydrater par perfusion.Du fait de la grande résistance du virus dans le milieu extérieur, tout propriétaire d'un chiot non vacciné doit éviter de le sortir dans la rue et prendre des mesures d'hygiène très strictes. Il existe un vaccin efficace contre la parvovirose. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel.
* Outre la parvovirose, les autres vices rédhibitoires sont la maladie de Carré, l'hépatite de Rubarth, la dysplasie de la hanche, l'ectopie testiculaire et l'atrophie rétinienne.

La piroplasmose

La piroplasmose est une maladie redoutable provoquée par un parasite introduit dans le système sanguin du chien par la piqûre d'une tique. Un traitement précoce est efficace mais en l'absence de prise en charge, ce trouble est mortel. Les tiques sévissent principalement du printemps à l'automne, néanmoins dans le sud où les hivers sont doux, elles perdurent tout au long de l'année.
Symptômes de la piroplasmose
La maladie débute par une forte fièvre et un grand abattement. Le foie étant atteint, des vomissements apparaissent, parfois accompagnés de diarrhée. Une anémie s'installe progressivement. Le signe caractéristique est un changement de couleurs des urines. Elles deviennent orangés, puis marron clair et enfin marron foncé presque noir. Sans un traitement rapide, la mort est inéluctable bien que quelques rares cas de forme chronique ont pu être constatés. Soigné à temps, le malade a pratiquement 100 % de chances de guérir. Néanmoins, le foie gardant très souvent des séquelles de la maladie, toute nouvelle infection par le piroplasme est un peu plus difficile à soigner que la précédente et des piroplasmoses répétées se traduisent en général par le décès rapide de l'animal.
Causes de la piroplasmose
La piroplasmose est le résultat de l'inoculation par une tique d'un protozoaire qui détruit les globules rouges. La femelle de la tique se nourrit du sang des êtres vivants qu'elle parasite. Pour en assurer la ponction, elle est munie d'un rostre corné et barbelé qui pénètre profondément à travers la chair jusqu'à atteindre un vaisseau sanguin. Elle y reste ainsi solidement accrochée. Elle est tellement goulue qu'on peut la voir enfler progressivement jusqu'à atteindre parfois 50 fois sa grosseur initiale !
Traitements et prévention de la piroplasmose
Prise à son début, la maladie peut aisément être soignée par des injections destinées à éliminer le parasite. Prise tardivement, le pronostic est plus sombre et des soins supplémentaires peuvent s'avérer nécessaires (perfusions, voire transfusions sanguines).
L'inoculation du piroplasme par la tique ne pouvant se faire qu'après deux ou trois jours de présence sur son hôte, on comprend combien il est important de surveiller régulièrement la peau de son chien (notamment après des sorties en forêt) et de retirer très rapidement les tiques qu'on y découvre. Il existe un vaccin contre la piroplasmose. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 8 à 10 semaines. Il se pratique en deux injections à 3 semaines d'intervalles la première année. L'efficacité est assurée par un rappel annuel. Cette vaccination ne protège pas à 100 % mais néanmoins elle réduit considérablement les risques de contamination surtout chez les animaux qui n'ont jamais contracté la maladie.

Le pyomètre

Le pyomètre, maladie propre à la femelle non stérilisée, est la conséquence d'une inflammation de l'utérus qui s'infecte secondairement. C'est une pathologie extrêmement grave qui, lorsqu'elle est constatée par le maître, revêt un caractère d'urgence.
Symptômes du pyomètre
Dans un premier temps, le col étant fermé, les seuls signes visibles de l'affection sont une fatigue, une perte de l'appétit, une augmentation importante de la soif et des urines, ainsi qu'un début de distension de l'abdomen. La fièvre n'est pas systématique.
Secondairement le col s'ouvre sous la pression des secrétions utérines et alors une sécrétion sanguinolente mêlée de pus malodorant est visible au niveau de la vulve. Sans intervention du vétérinaire, l'infection progresse, l'animal entre en septicémie, puis connaît un état de choc et la mort. Si le col ne s'ouvre pas, l'utérus continue à se distendre jusqu'à ce qu'il finisse par se rompre engendrant une péritonite bien souvent dramatique.
Causes du pyomètre
Le pyomètre est le résultat d'un dérèglement hormonal sexuel survenant après la fermeture du col utérin dans les semaines qui suivent les chasses. La paroi utérine augmente anormalement sa production de secrétions qui s'accumulent dans la cavité utérine. Ce contenu peut secondairement être colonisé par des bactéries et donc s'infecter. L'utérus est alors dilaté par une masse de pus plus ou moins importante. Une des causes les plus fréquentes de pyomètre est l'administration répétée de produits contraceptifs destinés à éviter les chaleurs ou à les interrompre.
Traitements et prévention du pyomètre
Dans les cas bénins malheureusement relativement rares, l'animal pourra se contenter d'un traitement médical. Il consiste en l'administration d'antibiotiques destinés à combattre l'infection ainsi que de médicaments générant des contractions utérines afin d'éliminer le maximum de secrétions. Bien souvent, l'affection récidive et le maître est alors appelé à une surveillance attentive de sa chienne après chaque chaleur. Néanmoins dans la majorité des cas, la seule issue possible est chirurgicale. Elle consiste en l'ablation de l'utérus accompagnée ou non de l'ablation des ovaires. C'est une chirurgie lourde mais qui est bien souvent la seule solution permettant de sauver la vie de la chienne malade. Elle assure également l'absence totale de récidive.

La rage

La rage est une maladie virale commune à tous les mammifères et toujours mortelle une fois déclarée. Le fait que cette maladie soit transmissible à l'homme (on parle de zoonose) a entraîné une législation stricte concernant notamment la vaccination et le transit des carnivores domestiques, mais également la surveillance sanitaire des animaux mordeurs.
Symptômes de la rage
Les symptômes constatés sont expliqués par le fait que le germe responsable de la maladie s'attaque au cerveau. Après une incubation de quelques jours à un mois, la maladie peut prendre deux formes chez le chien : La forme paralytique débute comme son nom l'indique par une paralysie du train arrière, des mâchoires et du pharynx. Il ne peut pas mordre, ne peut pas aboyer et salive beaucoup car il ne peut plus avaler. La mort survient 2 à 3 jours après le début des symptômes ; La forme furieuse débute par des modifications du comportement d'ampleur progressive. L'animal est triste, ne semble bien nul part, se pose et se relève aussitôt... Viennent ensuite de violentes démangeaisons incessantes accompagnées de phénomènes hallucinatoires et d'aboiements ou de hurlements. Dans une dernière phase, le chien s'attaque à tout ce qui lui passe près des dents et mord n'importe quoi et n'importe qui sans raison. Cette forme se termine par la forme paralytique décrite ci-dessus. La mort survient 4 à 5 jours après le début des symptômes.
Causes de la rage
C'est la salive de l'animal infecté qui contient l'agent infectant et qui représente donc le facteur de contamination. Cela explique que la maladie se transmette essentiellement par morsure mais également par souillure d'une plaie par de la salive infectée (griffure par exemple). La salive d'un chien atteint de rage peut contenir du virus et donc transmettre la maladie avant qu'il n'extériorise le moindre symptôme.
Traitements et prévention de la rage
Aucun traitement n'existe une fois la maladie déclarée et la rage est alors systématiquement mortelle. L'accent doit de ce fait être mis en priorité sur la prévention. C'est la raison pour laquelle la législation antirabique est draconienne non seulement en ce qui concerne la vaccination mais également vis à vis de la surveillance des animaux mordeurs. Il existe un vaccin efficace contre la rage. Il peut être administré au chiot dès l'âge de 3 mois. Il se pratique en une injection la première année et l'efficacité est assurée par un rappel annuel. Pour être légalement valable, le délai entre deux injections de rappel ne doit pas excéder un an jour pour jour. Lors de la primo-vaccination, l'animal ne sera considéré comme vacciné qu'un mois après l'injection.

Le tétanos

Le tétanos du chien est le même que chez l'homme : une bactérie entre dans le corps du chien après une morsure ou une blessure et s'attaque au système nerveux de l'animal. Il s'agit d'une infection très grave et douloureuse qui, si elle n'est pas prise à temps, peut être mortelle. Le tétanos du chien se caractérise par un affaiblissement rapide de l'animal et des contractures de la face qui donnent une impression de « rire sardonique ». A mesure que la maladie s'amplifie, la température augmente et la respiration devient rare. Comment reconnaître la présence du tétanos ? Comment le soigner ?
La manifestation du tétanos chez le chien
Les symptômes
Une morsure, une plaie par perforation (clou), des lésions dentaires sont autant de portes d'entrée pour la bactérie du tétanos. Chez le chien, le tétanos se caractérise par plusieurs symptômes. Tout d'abord, le chien est en proie à des spasmes musculaires qui lui font perdre de la force, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus tenir sur ses pattes. Ensuite, ce sont les muscles de la face qui se contractent, tirant les lèvres en arrière et dilatant les narines. Le chien ne peut plus ouvrir la bouche, s'abreuver ni manger. Il a de plus en plus de mal à supporter le moindre bruit et la moindre lumière. Peu à peu, la température corporelle augmente, jusqu'à atteindre 42 °C, et la respiration de l'animal se fait de plus en plus superficielle. Les symptômes n'apparaissent pas tout de suite après l'infection. Les premiers signes de présence de la bactérie interviennent en général entre trois et dix-huit jours après l'infection, mais ce délai peut être de plusieurs semaines.
Le diagnostic
Vient alors la question du diagnostic de la maladie. Celui-ci ne peut être réalisé qu'après l'étude de signes cliniques et de l'historique de la blessure. En effet, il n'existe aucun test pouvant prouver la présence du tétanos dans l'organisme de l'animal. On peut toutefois mesurer le taux d'anticorps présents dans le sang, mais ce test n'est pas utilisé dans le cadre de soins cliniques. Le diagnostic le plus sûr est celui qui intervient après une observation de quelques jours, voire quelques semaines, des spasmes musculaires.
Traitements et conséquences
Le chien est plus résistant que l'homme à la bactérie du tétanos. Ainsi, prise à temps, la maladie peut être soignée et le chien guéri. Dans un premier temps, il est nécessaire de veiller à ce que le chien soit tenu au calme. Concernant les traitements, un curetage des plaies et des injections de pénicilline seront prescrits. Pour calmer les spasmes musculaires, on a recours à des tranquillisants. En plus des antibiotiques, un sérum antitétanique peut être utilisé, mais cela dépend des cas, car son emploi est controversé. En effet, son administration peut provoquer un choc anaphylactique fatal. Des sédatifs peuvent être employés pour soulager l'hypersensibilité du chien aux bruits et à la lumière.Si la maladie est déjà bien installée, il faudra aussi lutter contre les difficultés respiratoires. On mettra alors le chien sous ventilation assistée. Il faut compter plusieurs jours voire plusieurs semaines pour que le chien soit complètement guéri.
Pronostics
Le pronostic est bon si la maladie est découverte et localisée à ses débuts. En revanche, si le chien est atteint d'un tétanos généralisé, le pronostic est faible: les chances de guérison n'excèdent guère 50 %, et s'il s'en sort, le chien peut en porter les séquelles à vie. Quelquefois, des complications surviennent. Le chien peut être atteint de paralysie, d'hypertension, d'arythmie cardiaque, d'escarres importantes, de pneumonie et il peut même mourir d'une asphyxie due à la paralysie des muscles respiratoires.

Toux de chenil

La toux de chenil, expression employée plus communément pour désigner une trachéo-bronchite infectieuse, désigne chez le chien une infection de l'appareil respiratoire. Le point sur cette pathologie pouvant être mortelle si elle n'est pas traitée à temps.
La toux de chenil est une maladie respiratoire caractéristique des élevages. Elle est causée par des agents pathogènes seuls ou associés. Si elle est en général bénigne lorsqu'elle est soignée correctement et à temps, elle peut dans certains cas se révéler mortelle.
Symptômes de la toux de chenil
Qu'appelle-t-on toux de chenil ?
Cette pathologie très contagieuse et très répandue en élevage canin peut durer de 3 à 6 semaines. Elle se transmet par les aérosols expulsés lors de toux par les chiens infectés ou par contact nasal rapproché.Les agents à l'origine de cette infection peuvent être des virus comme le parainfluenza ou l'adenovirus ou des bactéries telles que la Bordetella bronchiseptica ou la Pseudomona aeruginosa. Ces spécimens figurent parmi les principaux agents pathogènes qui viennent se fixer à l'entrée des voies respiratoires de l'animal.
Toutes les races de chiens sont susceptibles d'attraper la toux de chenil, cependant, les races à nez courts et/ou étroits comme les pékinois, les yorshires ou les bouledogues, sont plus sujettes à cette maladie en raison de leurs voies respiratoires étroites. De même, les sujets les plus sensibles sont les chiens âgés, les chiots exposés à des risques de complications plus importants mais surtout les chiens évoluant en collectivité dans les pensions, les élevages, les stands d'exposition, les centres de dressage et les chenils (d'où l'expression).
Repérer les signes
Les symptômes vont d'une toux persistante bénigne à des signes graves de trachéo-bronchite. Parmi les principaux symptômes on distingue :
Une toux rauque et sèche facile à repérer
La fièvre
La fatigue
L'écoulement des yeux et du nez
Conjonctivite (œil rouge)
Des éternuements
Des régurgitations ou petits vomissements
Un manque d'appétit causé par une douleur à la gorge
Lorsque l'infection est légère, la mobilité et l'appétit du chien ne sont généralement pas affectés. Si ces symptômes sont constatés, c'est signe que la maladie est déjà bien installée. Si votre chien tousse, manque d'énergie et n'a pas mangé depuis 24 heures, il est probablement atteint de toux de chenil. Il est impératif de consulter rapidement un vétérinaire. Si la pathologie n'est pas traitée à temps, la toux devient grasse et peut dégénérer en pneumonie qui peut s'avérer mortelle.
Diagnostic
La toux caractéristique et la forte contagiosité dans l'élevage permettent de diagnostiquer facilement cette pathologie. Le vétérinaire diagnostiquera la toux de chenil en prélevant l'agent pathogène dans les sécrétions nasales et trachéales.
Traitement et conséquences
Les traitements sur l'animal
Le traitement est généralement long et difficile au moyen d'antitussifs qui aideront à faire disparaître les symptômes et d'antibiotiques pour enrayer et éliminer l'infection bactérienne. Il peut être associé au traitement antitussif des anti-inflammatoires et un traitement par aérosothérapie. L'animal doit être ensuite isolé pour éviter la contamination avec ses congénères.La zone douloureuse au niveau de la gorge peut faire perdre au chien son appétit. Il est cependant important qu'il se nourrisse pour accélérer la guérison. Pour stimuler son odorat, réchauffez très légèrement son repas.La diffusion d'huiles essentielles de thym ou d'eucalyptus dans l'atmosphère contribuera au bien-être du chien. Le repos est un autre facteur de guérison. La toux de chenil fatigue l'animal qui doit être installé dans un endroit calme loin de toute source d'humidité qui entretient la maladie.Après traitement, les symptômes disparaissent en général au bout de 2 à 4 semaines. Les animaux peuvent malgré cela rester contagieux pendant une période de 4 mois après disparition des symptômes pouvant ainsi être source insidieuse de contagion.
Les mesures à prendre
Lorsque la maladie est diagnostiquée sur un chien dans un élevage, il est nécessaire de prendre quelques mesures comme :[LISTE]- Procéder à la désinfection des locaux fréquentés par les chiens- Mettre les animaux malades en quarantaine- Vacciner correctement tous les chiens de l'effectif- Empêcher tout contact avec des chiens n'appartenant pas à l'élevage